Julius Winsome ( Gérard Donovan) – Note de lecture

Julius winsome (200x225)

17 janvier 2015

Poète, romancier et nouvelliste, Gerard Donovan, né en Irlande, vit actuellement aux États-Unis. Julius Winsome est son premier roman à paraître en France. Source : éditeur ; (paru en 2009),

Présentation de l’éditeur
Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d’anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. Julius Winsome est l’histoire tendue et émouvante d’un  » étranger » à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. Avatar du Meursault de Camus, qui tuait « à cause du soleil « , Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil. Écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d’amour, de vengeance et de mort est à l’image du paysage, âpre, froid, cinglant. C’est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.

Mon avis :

J’ai adoré ce livre sur la vie d’un homme menant une existence quasi recluse. De magnifiques descriptions de nature sauvage.
Il nous interroge sur les différents modes d’existence possibles et on reste songeur en refermant l’ouvrage, nos certitudes ébranlées.
Les deux dernières lignes atteignent à la puissance du symbole.

Apparemment les avis de lecteurs sont très tranchés : ou on aime ou on déteste. Àpropos de ce constat, bix229, un internaute a écrit : « Moi ce qui me frappe de plus en plus, c’ est la façon dont fontionne l’ entité d’ un moment livre/lecteur…
Comme le dit quelque part le poète Octavio Paz, le poème écrit appartient à celui qui le lit…
Et celui qui le lit est chaque fois différent, meme si c ‘est le meme ! »

J’avais ajouté en plaisantant : …et qui n’est jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, qui aime et qui comprend….  🙂

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