Mes déboires d’auteur avec les éditions du Banc d’Arguin

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Un de mes livres est paru aux ÉDITIONS DU BANC D’ARGUIN.

Le 1er octobre 2014, j’ai rendu public cet état des lieux :  MON EXPÉRIENCE de 13 mois :

Je passe sur cette sortie retardée de 8 mois, ce qui peut arriver, mais ayant été échaudé par les pratiques de l’éditeur envers moi durant plus d’un an, je l’ai mis en garde dès le 24 mai2014, puis le 22 juin, enfin le 10 septembre derniers sur l’intérêt que j’attachais à ce qu’il satisfasse à ses obligations contractuelles quant à l’arrêt des comptes fixé au 30 juin, suivi normalement de mon information dans les 3 mois.

Comme très souvent, il n’a daigné répondre à aucun de ces messages et, de plus, je n’ai reçu aucune information sur l’arrêt de comptes. Je rends donc public aujourd’hui mon bilan d’un an de pratique post-parution avec cette maison d’édition.

J’ai envoyé un message (sans réponse) le 5 juillet dernier , où je listais quelques problèmes :   …/ 

– je n’ai pas reçu de maquette définitive pour donner le BAT du livre,

– il n’y a pas eu de véritable travail éditorial de l’éditeur (nombreuses coquilles constatées pos-publication)( N’ayant pas vu la maquette finale, j’ai demandé de réduire le premier tirage à 50, alors qu’il se proposait d’en tirer 100)

– Service de Presse (SP) accepté, mais fourni très hors-délai à xxxx pour un concours (j’ai dû suppléer en urgence suite à l’appel de l’organisatrice)

– non-réponse à de multiples mails, MP, attitude dilatoire au TÉL. (« je vais faire… ») non suivie des faits

– retirage prévu dès octobre 2013 (il m’a demandé 2 fois les corrections pour cela, fournies bien entendu) et non effectué à ce jour

– non inscription à la BNF, pourtant obligatoire

– non fourniture du SP au Choix des libraires, contrairement à son affirmation (en tout cas le livre n’est pas sur le site)

– pas de réponse à ma demande de participation au concours des écrivains bretons, ni à celle d’inscription sur dilicom,

– pas de suite à la proposition de participation au salon d’éditeurs (gratuit et fourni quasiment clés en mains) de Saint-Mandé malgré son intérêt déclaré et ses propos « j’ai envoyé le dossier ». Ensuite, aucune nouvelle, aucune explication.

– non-fourniture de livres à un espace culturel demandeur, pour signature ; pas de réponse de sa part malgré un « je vous rappelle » dit par lui à leur responsable. Evénement forcément annulé

– idem à un salon du livre : (demande de livres de la libraire organisatrice, aucune réponse de sa part)

– promesse de l’éditeur au gérant de la librairie de X de lui envoyer des livres, pour séance de signature, non tenue sans qu’il leur ait donné la moindre nouvelle

– tirage contractuel de 150 non respecté pour le moment (voir plus bas)

– faiblesse des ventes les 6 premiers mois malgré ses 104 libraires clientes et 5 bibliothèques (cf son site et FB) : il m’a dit 6 ex. vendus (en 6 mois, et en plus j’avais fait à la sortie un mailing général).

Alors qu’il m’a remis les livres le 5 septembre 2013, combien de fois ai-je dû pleurer pour avoir droit à ma couverture sur ses deux pages F.Book ? ( 6 février pour son « journal » et 18 février pour sa « page », plus de 5 mois après la sortie et encore, une photo sèche sans aucun commentaire ni résumé de s part, contrairement à ce qu’il fait pour les autre livres)

———————————

le 10 septembre 2014, lors de ma 3 ème demande de l’arrêt des comptes (sans réponse), je lui ai en outre fait part de ceci :

– aucune invitation à quelque événement littéraire que ce soit à son initiative, pas de mise en avant comme pour d’autres, alors que mon livre est l’un des derniers titres parus. —————————-

Le contrat stipule un premier tirage de 150 minimum (sans condition d’achat de ma part ou de quiconque). L’éditeur s’est, à ma connaissance, arrêté aux 50 premiers, retirerait et ne me fournirait (tout comme il me l’a dit pour un libraire qui voulait organiser une signature) que s’il y a achat de ma part (ou de ce libraire) et paiement à la commande.

12 janvier 2015
Suite (hélas) de mes mésaventures avec les éditions du banc d’Arguin,

Le 25 novembre dernier, je les ai mises en demeure, entre autres, de me rendre, notamment pour défaut d’exploitation, mes droits sur le roman « La fin, les moyens » paru chez elles le 5 septembre 2013 (date où j’ai reçu des exemplaires en nombre).

Elles ont accédé à ma demande, par mail, le 3 décembre 2014, ajoutant : « Je vous communiquerai sous quelques jours les quantités vendues en 2013 et 2014 ( jusqu’au jour de la réception de votre lettre ) Les droits d’auteurs inhérents à ces ventes vous seront réglés déduction faites des livres achetés et actuellement non payés en même temps . J’ose espérer qu’après cette réception vos invectives cesseront.  »

Je m’inscris bien évidemment en faux contre l’allégation de la dernière phrase, mais je constate que, ce 12 janvier 2015, elles n’ont une fois de plus donné suite en rien.
Je précise que la reddition de comptes prévue contractuellement le 30 juin et le 31 décembre 2014 n’a jamais eu lieu et que j’ignore totalement le nombre de ventes réalisées ni ai touché le moindre droit (je garde en caution pour l’instant 4 livres leur appartenant, que je n’ai du reste jamais achetés : c’était pour dépôt-vente, à leur initiative).
De plus, à ce jour, le livre est toujours – sans interruption depuis le 3 décembre, date de restitution de mes droits sur le texte – en vente à leur catalogue…
Je les ai en vain invitées à plusieurs reprises et dès le 11 novembre 2014 à me contacter pour régler le problème du stock qui, m’avaient-elles dit en juin – était alors de 5 (aucun retirage ne m’a été signifié).
Devant ce silence généralisé, que j’estime des plus méprisants, je les ai relancées les 15, 24, 31 décembre ainsi que les 7 et 10 janvier. Egales à elles-mêmes, elles ne m’ont donné aucune réponse ni eu la moindre réaction.
Malgré une 1ère réaction, encore dilatoire, le 27 janvier après nouvelle relance le 24,  je vous laisse juges d’un tel comportement de la part des éditions du Banc d’Arguin.

Ajout du 4 mars 2015, 22 heures : les éditions du Banc d’arguin continuent de commercialiser mon roman court, très court » (et donc plutôt cher chez elles) »La fin, les moyens » sur leur catalogue, alors qu’elles n’en ont plus aucun droit, le contrat étant rompu depuis début décembre. Hier je leur ai spécifié l’interdiction formelle (au cas où les choses devraient être dites, bien que l’autorisation de commercialiser ne m’ait précédemment jamais été demandée, donc ils ne l’avaient pas).

 

EDITIONS MISES EN LIQUIDATION JUDICIAIRE LE 7 AVRIL

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