Tempus fugit (poésie)

temps 2

Paradoxe du temps,
À la fois rapide et lent.
Temps de l’enfance
Ou temps d’adolescence
Qui, lui, attend
Le temps d’être grand :
Temps impatient.

Temps de l’adulte,
Temps de la lutte.
Il va, il stagne et puis s’empile :
Temps immobile.

Temps de l’homme mûr,
Lente brisure.
Il s’insinue mais encore dure :
Temps de fêlure.

Temps vieillissant
Au crépuscule :
Il ne t’attend,
Il ne recule.

Tu voudrais le retenir,
Il va, te vrille,
Vieux t’estampille,
T’a oublié
Car son projet
Calme son ire.

Il poursuit son ambition :
Faire auprès d’autrui
– Eux après toi, lui après lui
Et elle aussi –
Oeuvre de destruction.

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13 réflexions sur “Tempus fugit (poésie)

  1. Je mesure le temps qui passe à la disparition, jour après jour, de toutes ces célébrités qui avaient peu ou prou mon âge et qui ont marqué ma jeunesse et, pour certaines, ma vie.

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  2. J’aime beaucoup cette manière d’écrire, à la fois statique et mouvante, qui a pour effet de rendre plus matériel ce concept impalpable qu’est le temps.
    Comme toujours avec toi, Claude, c’est une poésie qui se livre et qui se vit.

    Memento mori, Claudius !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci, Yannig : je crois que je réfléchis pas beaucoup lors de la rédaction, ce sont l’inspiration et la plume qui guident, un mot en appelant un autre, une idée l’autre. Là , je vois que j’ai presque personnifié le Temps, sans l’avoir vraiment décidé.

      Je suis et suivrai le conseil du latiniste. 😉

      J'aime

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