Mon 9e livre au Salon Livre Paris

MoniletIl s’agit de Deux, Pair et manque, un roman court pour moitié autobiographique, paru fin octobre 2015 aux éditions Langlois Cécile. Ce livre est aussi dans les Livres Voyageurs du forum jeunes écrivains.

Cécile Langlois m’avait refusé un récit de vie, précédemment, trouvant une partie insuffisamment développée et m’engageant à la reprendre, assortissant son message de quelques conseils. Le livre a été édité, tel quel en ce qui concerne l’importance des parties, à la Rémanence, après toutefois un bon travail éditorial sur l’ensemble du texte. (Cécile Langlois m’engagera, beaucoup plus récemment, à allonger également un autre texte soumis : c’est l’une de mes caractéristiques de faire dans l’ultra court ; aucun de mes livres édités ne fait plus de 125 pages ; je juge commode de mettre cela sur le compte de l’école de la poésie,  mais je crois que c’est aussi dans ma nature).

Pour Deux, Pair et manque, à ma surprise, pas de retravaille éditorial, en tout cas commun, l’éditrice m’ayant simplement dit après lecture : « ton texte me colle à la peau ».
Cette petite maison d’édition a réussi à louer un stand à Livre Paris et y a inviter tous ses auteurs pour quelques heures. La dépense est considérable pour les petits éditeurs indépendants et les frais de transport ne nous sont pas remboursés, ce que nous pouvons comprendre et choisir de participer ou non.
Je m’y suis rendu le 17 mars pour 11 heures, faisant l' »ouverture au public » de la manifestation. Je resterai jusqu’à 14 heures sur le stand.
En arrivant, je pensais que je devais accéder comme auteur ; je n’avais pas le badge requis (la maison d’édition n’en avait loué que peu, vu le coût et ne joue pas [encore] dans la cour des grands!) : plus de dix minutes de contrôles et de palabres, appeler l’éditrice qui a dû venir me chercher, me remettre un badge, etc. j’aurais mieux fait d’utiliser la carte d’entrée tout public que j’avais en poche, mais là où j’étais, ce n’était plus possible. J’en ai profité pour papoter avec un autre auteur de mes connaissances, Jean-François Zimmermann, qui vivait la même mésaventure.

Néanmoins  quelques rencontres avec des inconnus, une discussion incongrue avec un monsieur qui trouvait très bizarre que j’aie choisi pour titre un jeu de mots alors que le sujet du livre est grave : les réactions du public sont toujours imprévisibles. Deux amies passées me voir dont l’une à l’improviste, deux ventes dont l’une à une inconnue, des contacts sympas avec d’autres auteurs de la maison et l’éditrice – comme toujours sur les salons. Cécile Langlois m’apprend que, de son côté, elle a vendu 20 exemplaires de mon livre en 4,5 mois, ce qui dans l’absolu est bien peu, mais qui est mieux que ce que font mes 5 autres éditeurs actuels (2 autres ayant fait faillite).

Ensuite, je me proposais de faire un tour perso; cependant j’ai vite renoncé devant l’immensité du lieu. C’était « l’usine » : où aller en particulier, tellement le choix
était vaste ? Le document A4 remis, listant la multitude d’intervenants, était relativement peu lisible, vu le nombre. Impossible de le lire en marchant. Pour moi ce fut dissuasif et j’ai vite regagné ma campagne, moi qui suis plutôt « rat des champs », amoureux de la nature. Ces grands raouts, la foule (sentimentale ou pas) ne sont pas pour moi, en tant que visiteur.
Ma dernière visite, première découverte, remontait à 13 ans auparavant, et là – étant accompagné – je m’étais davantage attardé.
Deux pairs et manque
J’ai quand même eu confirmation sur le stand du Chemin de fer que les illustrations qui accompagnent une publication sont réalisées par un autre artiste et, hélas, que le délai de lecture du manuscrit papier est de 6 mois. J’ai actuellement tendance, avec mon ancienneté – j’envoie des manuscrits depuis 1999 – à privilégier les envois par mail et les délais plus courts.
Ah, j’oubliais : le sandwich (au foie gras quand même, accompagné d’un verre de Cahors, un Malbec assez joli) : 9 euros. C’était au pied de notre stand, j’ai craqué. Il paraît qu’il y avait une queue pas possible au restaurant (et j’imagine les prix…).
Question people, j’ai aperçu Philippe Claudel sur un podium, présentant un livre, et failli me heurter à Cécile Ladjali, … qui ne m’a pas reconnu 🙂 .

Le livre : ICI

 

 

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11 réflexions sur “Mon 9e livre au Salon Livre Paris

  1. Dur, dur ! La vie d’écrivain Claude…Comme une montagne à gravir ! Toutes les expériences en salon du livre sont bonnes à prendre ! ton livre « Pair et manque » gagnera encore du terrain
    ( Littéraire ) C’est certain.

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  2. J’ai fait le salon l’an dernier en tant qu’éditrice et avec pour seule auteure : moi. Je me suis fait plaisir, de belles rencontres, de très bonnes ventes… Mais coût insupportable : 4 nuits d’hôtel, restaurant, TGV, stand… L’an dernier déjà 12% en moins de visiteurs. Cette année 15% en moins. Franchement pour les petites maisons d’édition et les auteurs pas très connus, aucun intérêt. Je ne sais pas ce qu’en pense Cécile. Elle est très courageuse, c’est une battante. Je préfère nos petits salons régionaux à tout point de vue. Bon courage…

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  3. Bravo Claude pour ta persévérance, le monde de l’édition est une nébuleuse d’où les étoiles ont beaucoup de difficulté à s’extraire, mais la patience est souvent récompensée. Courage !

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    1. @agnesb62, cette année le salon était surtout un salon où les politiques ont écrit des livres à tout-va juste avant, pour préparer leur candidature à la présidence… Il ne vous échappera pas que toutes les grandes maisons d’édition les éditent et mieux un certain ministre renvoyé au bout de quelques jours de fonction pour phobie administrative publie son livre chez Grasset… Ça fait bouillir la marmite… Ceci combien de ces livres iront au pilon ?
      L’an dernier Mr Valls, entouré d’une horde de gardes du corps et de journalistes, est passé dans l’allée centrale en coup de vent pour finalement rester une heure dans le stand d’une grande maison d’édition, Jack Lang est passé devant mon stand, s’est arrêté à ma hauteur, n’a pas répondu à mon bonjour, ni daigné regarder de notre côté, entouré de ses gardes du corps il cherchait des stands « amis »… Mais franchement, Il m’aurait saluée que cela n’aurait rien changé à ma vie…
      Merci aux libraires et aux bénévoles des salons et fêtes du livre qui nous mettent à l’honneur toute l’année.

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