Chronique de lecture : mon roman Deux, Pair et manque (ed. LC)

deux pair babelio

Vincent Garnier a lu ce livre paru le 31 octobre 2015 aux éditions Langlois Cécile. Voici ce qu’il en pense : (avis précédé sur FB de ce mot) : « 

Alors que vous courrez derrière votre bus qui est parti sans vous, alors que votre voiture refuse de démarrer, alors que vous soufflez contre cette personne qui ne va pas se pousser pour vous laissez passer… arrêtez tout !

Il est temps de se poser et lire ma nouvelle chronique du roman de Claude Colson « Deux, pair et manque », un roman qui traverse la question de l’identité, profond, à la fois simple et très riche. »

Mon résumé : 

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je et pourquoi ? 

Tant de questions dont le personnage de ce roman, Bertrand, a dû mal à trouver les réponses. Une véritable fouille pour définir totalement ce qu’il est et celui qu’il veut être. Il témoigne, et laisse entrevoir sa famille, ses amis, ses histoires de couple sous la plume de son créateur : Claude Colson.

En voici mon avis,

Cela est le deuxième livre que je lis de Claude Colson, il s’agit ici d’un roman dont le personnage Bertrand doit faire face à une révélation. En effet, il semblerait qu’une rumeur de l’époque traînait sur ses véritables origines sans qu’il le sache. Une bombe éclate, et tout est remis en cause sur l’identité de son père. 

L’auteur a un style très prenant à la fois simple et riche, d’une fluidité incroyable, les pages défilent sans qu’on s’en rende compte. Le roman est court mais garde une intensité et l’intérêt du lecteur tout le long. La richesse du vocabulaire, le stylé épuré conviennent à tous les niveaux de lecture, de la lecture détente, à la lecture exigeante ou analytique. 

J’ai d’ailleurs adoré la couverture qui a une démarche très artistique. Le point d’interrogation planté dans le crâne de la silhouette masculine semble remettre en question ses certitudes. L’effet « tâches d’encre » m’a donné l’impression de sang mais aussi d’encre coulée, appuyée sur du papier, symbole de grandes recherches. Les lectures possibles sont nombreuses, en tout cas voici mon interprétation.

J’ai eu très peur du début : il était marqué par un côté très pudique, très fermé dans un langage qui ne veut pas choquer. Ce qu’on nommerait maintenant « politiquement correct ». Ce n’était pas désagréable à lire mais j’ai ressenti presque une gêne de l’auteur à en parler et j’ai espéré que cette barrière ne se poursuive pas dans le roman. Et elle s’est abaissé, l’auteur a su y mettre les mots pour casser les tabous que certains peuvent garder sur certains sujets tels que le sexe dans un couple.

Anne, sa femme de toujours le trompe, j’ai détesté ce personnage qu’on finit pourtant par aimer, elle arrive à avoir une identité forte, réaliste et qui ne nous enterre pas dans la banalité. La vie de Bertrand est menée par une autre préoccupation qui finit par prendre l’ensemble de ses pensées et a délaissé Anne qui a fait de même avec lui. 

En effet, Bertrand recherche la vérité, il se lance dans une quête aux informations, aux preuves. Son père de toujours ne semble pas être son père biologique. Claude Colson a décidé de faire de nombreuses ellipses, rendant le roman plus court mais aussi plus léger et plus prenant. On arrive à y voir l’évolution dans ses recherches, dans son impatience. Et là, j’ai été conquis : de la Philosophie ! 

 Je suis en terminale littéraire à l’heure où j’écris cette chronique et la philosophie est ma plus grosse matière. Et clairement la notion d’identité est là. Bertrand est très riche dans la confession de ses pensées, il finit par presque renier son père de toujours pour chercher celui qui est à l’origine de sa présence sur Terre. La détermination de Bertrand qui au final recherche surtout la sérénité intérieure est poussée par cette envie de connaître la vérité. Il y a un passage dont j’aurais aimé plus d’importance. En effet, Bertrand raconte ses aventures amoureuses passées, le plaisir sexuel avec sa femme ainsi que toutes les précédentes n’a jamais été présent, il semble être homosexuel (voire bisexuel). Il se pose la question sans vraiment se l’avouer même si ça parait évident pour tous. On se retrouve avec un dialogue intérieur retranscrit, le plaisir de la lecture est à son maximum mais on oublie assez rapidement cette pensée du personnage et c’est un peu dommage parce que ça pourrait être très intéressant à exploiter. Je vous l’ai dit, un livre riche qui laisse des lectures multiples. La fiction est là et elle est prenante, un personnage qui amène une réflexion riche et philosophique à la quête de ses origines et à la vérité et surtout, pour tous les lecteurs de Chemins Croisés, il est évident que Claude Colson a inséré une part de sa vie dans le récit, ce qu’il m’a confirmé sans trop de détails. Tout est fort, et le style de l’auteur donne une prestance et une valeur au livre qui multiplie le plaisir. 

Le récit avance, on a donc des moments de calme, des moments où tout accélère et enfin cette fin. Et là je remercie l’auteur. La fin est juste parfaite. Je ne vais pas vous la révéler pour vous laisser le plaisir de la découvrir. Je l’ai trouvée très inattendue mais le message est là : l’importance des origines personnelles. Tout tourne autour de ça, de l’origine de l’être, de l’identité : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Mais aussi où vais-je ?

 Bertrand a compris, vécu, un véritable bouleversement dans sa vie, tout a changé et peut-être qu’il s’est enfin trouvé. Je me suis posé la question de la longueur, est-elle suffisante ? Et bien je suis partagé, d’un côté il y a cette rapidité, cette fluidité qui sont super agréable et de l’autre cette envie de lire encore et toujours plus des mots de l’auteur ! 

A tous les amateurs de littérature, d’expression soignée et surtout de fouille familiale, Claude Colson est fait pour vous. J’y découvre une nouvelle plume, un vrai style, une puissance dans le récit qui réussit à me toucher. L’auteur avec qui je communique est ouvert, et je le remercie énormément pour ça et pour sa confiance ainsi que les éditions Langlois Cécile qui m’ont procuré ce livre. 

 Ma note : 4.5/5 Lisez-le !

 Livre aux identités multiples ! Profondeur et philosophie dans « Deux, Pair et manque » de Claude Colson Partenariat.♥
02.06.2016

|Vincent.S

 Merci à l’auteur ainsi qu’aux éditions Langlois Cécile pour ce partenariat.♥

 Pour se procurer cet ouvrage à 13€ en version papier, veuillez copier un des liens suivants : 

Fnac : http://livre.fnac.com/a9195761/Claude-Colson-Deux-pair-et-manque

Amazon: https://www.amazon.fr/Deux-Pair-manque-Claude-Colson/dp/B0196JFARS

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