Temps couvert…Pas de vent -récit- Odile Gapillout, ed. de la Rémanence,2014

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Le livre :

Robert perd Lucienne, son épouse, après quarante années de mariage. C’était une femme singulière : intelligente, cultivée, folle parfois, mais aimante et aimée de son mari.
Neuf mois plus tard, lors d’un voyage en Andorre, Robert rencontre une seconde Lucienne, veuve depuis dix ans, même âge, même origine que la première. Il est séduit par cette autre Lucienne…

Par petites touches, Odile Gapillout (la fille de Robert) recompose des scènes de vies familiales. Les évocations sont courtes, directes, vivantes. Elles nous plongent immédiatement dans les instants décrits. Appuyé sur des souvenirs denses, Temps couvert… pas de vent est un roman autobiographique émouvant qui nous montre combien tous ces personnages ont aimé vivre malgré la tourmente et ont été capables de faire leur route. (source : éditions de la Rémanence)

L’auteur :

sur babelio : « Longtemps enseignante puis documentaliste Odile Gapillout vit près de Paris. 

« Temps couvert… pas de vent » est son deuxième ouvrage édité, après « Le taureau par les cornes » (Kirographaires, 2012).   »

Odile est décédée fin novembre 2016. Je l’ai rencontrée quelques fois et garde en mémoire l’empreinte d’une personne qui paraissait vivante, enjouée, facétieuse.

Ma lecture : ce livre ressemble à une revue de souvenirs où se lit en creux le portrait de l’auteur. Elle les égrène en les « organisant » – le mot est trop fort – par thèmes. Un joyeux melting-pot, que je dirais, si j’osais, un peu à l’image de son auteur.

C’est une suite de tableaux impressionnistes, intimistes, qui retracent d’une écriture sensible toute une époque. On ne saurait s’empêcher d’y songer avec nostalgie, pour peu qu’on l’ait connue. Pour les autres ce sera une émouvante découverte. Les descriptions en « saynètes » , les touches, devrais-je dire, sont très courtes et atteignent toutes le cœur de cible.

De cet ensemble transpire une grande humanité et l’émotion nous gagne bien souvent. C’est presque le cœur serré qu’on appréciera la fin du livre où Odile nous dépeint avec justesse la lente et souvent inéluctable décrépitude des êtres.

N.B. Se procurer le livre, papier ou numérique : ICI

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