La fin, les moyens : roman court historique, politique et social sur le féminisme naissant.

Claude colson : monilet@wanadoo.fr

claudecolson.wordpress.com

Bonjour à tous,

Ce mot pour vous aviser de la sortie de « La fin, les moyens », aux éditions Bernardiennes (B).

Présentation :

Ce roman très court, novella de 106 pages a eu une vie déjà mouvementée : premier éditeur fin 2013, 2 ième juillet 2016 et enfin celui-là.

C’est un livre papier dont le prix public est de 10,90 euros ; j’offre le port pour la France métropolitaine et l’ UE jusqu’à fin décembre si vous me commandez un exemplaire, dédicacé ou non, à votre convenance.

 C’est un roman  coup de poing, avec pour cadre  un juge à la retraite qui libère sa conscience sur une affaire qu’il a eue à traiter et dont il fait le récit vivant (non uniquement narratif).

 Le « roman »  est historico-socialo-politico- philosophique (ou « moral ») sur cette question : jusqu’où peut-on aller pour défendre une cause que l’on pense juste ?

Le thème :  France. Fin des années 70. Leur vent de libéralisme mais aussi d’agitation socialo-politique. Trois femmes que leurs choix portent vers le féminisme vont être prises dans ce tourbillon, jusqu’à l’irrémédiable…

Le texte dépeint le destin tragique de ces femmes qui vont être victimes autant de leurs convictions que des circonstances. Plus largement, il nous interroge sur la légitimité des méthodes employées quand on se bat pour une cause. L’arrière-plan historique et politico-social est  très solide, quoique pour partie imaginaire (liens entre le féminisme de ces années et le terrorisme qui sévissait alors en Europe : Italie, Allemagne, et bien plus faiblement en France, qui est ici le cadre de l’action (Île de France, proche banlieue).

Bien que je propose in fine une interprétation, à mon sens on devrait pouvoir conclure dans des directions très opposées.

Extrait, ch.8 :

8

Huit jours plus tard,  François, au volant de sa voiture, roule à nouveau vers la salle de sport. Les senteurs printanières accroissent la sensation de douceur en cette belle soirée. C’est le début d’avril. Il pense : ils vont bientôt pouvoir rouvrir les courts extérieurs, c’est quand même bien plus agréable de jouer dehors, avec le soleil et le chant des oiseaux..

À un carrefour une Renault 6 roule lentement, étrangement cahotante. Elle s’engage dans une petite rue de traverse et s’arrête à quinze mètres de l’intersection. Deux filles en sortent aussitôt ; elles semblent embarrassées, tournent autour du véhicule.

Le feu vient de passer au rouge. La conductrice descend elle aussi. Elle contemple, désemparée, le pneu à plat.

Ah, les femmes et la mécanique ! sourit-il. Il  engage son véhicule dans la voie, dès que le feu est de nouveau vert puis il se gare juste derrière la R 6 et ouvre sa portière.

—.Bonjour, Mesdemoiselles, un petit coup de main ?

— Si vous voulez, ce n’est pas de refus, on est en rade. J’ai dû crever ; c’est la première fois ; je ne sais pas comment faire.

Annie, la conductrice, a pris une voix  plus aiguë qu’à l’ordinaire, mais cela il l’ignore.

— Vous avez un cric ?

D’un rapide coup d’œil circulaire, Annie a constaté que la rue est déserte en ce tout début de soirée.

— Je crois qu’il est sous le siège du conducteur,  mais il y a un peu de fouillis.

— J’y vais.

Il se dirige vers la porte arrière gauche. Nadia, qui depuis tout ce temps scrute la rue  sans habitation à moins de vingt mètres, lance un clin d’œil à ses deux amies.

François s’introduit dans le véhicule. Il a à peine le temps de sentir que Nadia s’engouffre à sa suite, qu’il reçoit un coup de clé à molette sur la nuque. Pendant que Paule l’encadre de l’autre côté, juste avant qu’il ne s’affaisse sur son épaule, Annie a déjà repris le volant pour repartir à vive allure.

— Mince, j’ai fait craquer les vitesses. Vite, ne restons pas ici.

— Vous croyez qu’on fait bien ? risque Paule,

— C’est un peu tard, maintenant, Paule. On ne revient pas sur ce qu’on a décidé, hein ! Fallait parler avant, n’est-ce pas, Nadia ! …/

 

Bon été à chacune et à chacun.

(livre disponible aussi sur le site de l’éditeur, amazon, référencé dilicom pour commande en librairie, ISBN 978-2930738475 )

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2 réflexions sur “La fin, les moyens : roman court historique, politique et social sur le féminisme naissant.

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