Noire (poésie)

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Poésie tirée de « Toi-Nous », récit, publié en 2009 aux éditions Chloé des Lys (B)

voir http://www.editionschloedeslys.be/catalogue/334-toi-nous.html?search_query=colson&results=5

NOIRE

Noire ton image devant mes yeux

Noir le regard qui me sourit

Noir le cheveu, vif comme feu

Noire la vêture comme parure

Majestueuse et libre

Tu embrases mon désir

En moires noires

 

Entre deux tours… petites réflexions sur l’élection en général :

En préalable notons que le jeu, pour les élections présidentielles en France, a été -semble-t-il complètement faussé par les primaires ouvertes, dont les deux gagnants ont été éliminés au premier tour de l’élection « réelle ».

La solution (?) : les limiter à l’avenir au vote des seuls adhérents des partis en compétition ? Laisser les instances des partis désigner leur candidat ? D’autres voies ? Aux partis politiques de voir, même si la première option me paraîtrait plus juste.

En revanche, les débats d’avant premier tour, qui auraient dû être tous deux ouverts aux onze candidats, ont permis de les connaître un peu mieux, malgré la difficulté de l’exercice.

Ensuite, au lendemain d’un débat de deuxième tour sans grande hauteur – et c’est peu dire – il ne me paraît guère possible d’y échapper. Il sera ce qu’il sera, en fonction de la personnalité des finalistes, mais la tradition est bien établie chez nous , si l’on excepte le cas du scrutin de 2002, précédent factuel qui aujourd’hui en tout cas ne semble plus se justifier, s’il l’a jamais été.

Enfin, concernant les déferlements de prises de position qui inondent les réseaux sociaux, formulées avec plus ou moins de finesse, de tolérance, de politesse, elles me paraissent autant futiles qu’inutiles : on ne changera guère les convaincus et l’invective n’a jamais permis de gagner des sympathisants. On note d’ailleurs une accélération de ces vagues de prises de parti plus on approche du terme. Là encore , cela ne peut viser que les indécis en s’apparentant, selon moi, le plus souvent à des tentatives de manipulation.

Je tends à penser que les personnes censées ont à ce moment-là déjà fait leur choix, quel qu’il soit. Mais je sais bien que le cynisme est une des armes du combat politique : pour certains la fin justifie les moyens… et on ne les changera pas. 🙂

Bon vote ou non-vote, selon ce que votre conscience vous dicte !

Le marcheur de l’aube (mini nouvelle)

On l’avait repéré comme il effectuait chaque dimanche le même parcours, et on l’avait dénoncé.
Rond, râblé, avec un brin de calvitie, il sortait régulièrement vers six heures de son domicile, dans la petite ville, non loin du canal où étaient amarrées quelques péniches colorées. Le lendemain matin elles partiraient vers la Belgique avec leurs cargaisons diverses : textiles, céréales ou encore charbon.

On était peu avant le milieu des années soixante et le fuel n’avait pas encore supplanté le mode de chauffage antérieur. Lire la suite « Le marcheur de l’aube (mini nouvelle) »

Sur la plage de Chesil, Ian McEwan ( c.r. de lecture)

 

Présentation de l’éditeur

Le soir de leur mariage, Edward et Florence se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais, dans l’Angleterre de 1962, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment vite leur nuit de noces en épreuve de vérité. Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l’alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l’ambiguïté et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d’une vie.

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Extrait de « Deux, pair et manque », roman

( Situation : un quinquagénaire, Bertrand, a un jour la révélation que son père ne serait peut-être pas son père. Ces bruits, venant s’associer aux rumeurs qui lui étaient parvenues treize ans plus tôt et qui avaient alors donné lieu à des recherches vaines le déterminent à reprendre sa quête, poussé par le besoin de savoir qui il est vraiment…

Il se décide à appeler Marcel, le fils de son peut-être vrai géniteur, Gustave (Bertrand a vaguement connu les deux trente ans plus tôt): Lire la suite « Extrait de « Deux, pair et manque », roman »

Indécise (poésie)

Voici la 34 ième pièce de ma collection La Mare, à découvrir dans son entièreté …/ ICI(lien): https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

 

Indécise

Voici, ce jour, que ma Mare, un peu garce

A voulu retrouver le temps de mars. Lire la suite « Indécise (poésie) »

Élections présidentielles, France, 2017. Notule d’humeur.

j’ai 67 ans et il ne m’avait pas encore été donné de voir une campagne aussi lamentable : opportunisme, sectarisme, prévarication, « avantagisme », reniement de la parole donnée ( à droite et à gauche ou à gauche et à droite, selon affinités). Bref, c’est du chacun pour soi, point barre.

Peut- être (?) un peu moins (?) du côté des « petits candidats, qui de fait n’ont aucune chance ( et si c’est le cas, éventuellement même à cause de cela ?)

Quel crédit apporter aujourd’hui au discours des politiques ?

Le Vice-Consul (Marguerite Duras ; note de lecture)

Présentation de l’éditeur

Qui est le vice-consul de Lahore ? Pourquoi a-t-il tiré de son balcon dans la direction des jardins de Shalimar où se réfugient les lépreux et les chiens ? Quel étrange attrait exerce sur lui Anne-Marie Stretter, ambassadrice à Calcutta ? Quelle est l’histoire de cette mendiante folle qui berce la rue de ses chants ? Un roman de l’extrême misère : celle de l’Inde, mais aussi et surtout celle du coeur. Michaël Lonsdale était déjà le vice-consul dans le film India Song de Marguerite Duras. Ami et interprète fidèle de l’auteur, au théâtre comme au cinéma, il sait mieux que personne restituer toute l’intériorité et la modernité de son écriture. Son timbre de voix si sombre et si particulier sert à merveille l’énigme de ce texte.

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Crêtes 2600, rando en montagne (récit)

montagne2

   Deux heures de montée sous le cagnard, pas lent et balancé, rythmé, qui s’interrompt le moins possible, juste pour quelques pauses désaltération. Qu’elle est bienvenue l’eau, élément simple qui en montagne devient précieux, même inestimable !
Et bientôt c’est le chemin des crêtes, à peine vertigineux, plus reposant dans l’ensemble car les montées, plus douces, alternent avec les replats et descentes.
De chaque côté le spectacle fabuleux de quelques sommets enneigés. Déjà arrive la pause repas, là, au haut.
Goût incomparable des victuailles frugales montées à dos d’homme dans le sac qui tire un peu sur les épaules et fait jaillir au bas du dos une transpiration séchant presque aussitôt. Aujourd’hui,  le luxe d’avoir monté un mini thermos de café.
Le silence est quasi absolu, hormis le cri d’alarme d’une marmotte qui bientôt s’habituera à notre présence quasi immobile. Bourdonnement des insectes butinant les petites fleurs d’été. Soudain, trouant le silence, le bonjour d’un randonneur sur le sentier creusant une mince tranchée brune dans l’alpage. Je lève les yeux : dans le bleu au dessus des sommets, couronnés çà et là de gros nuages blancs cotonneux, le lent ballet de quatre ailes volantes tournoyant et se croisant dans les courants ascendants. Leurs ombres immenses courent sur les vallons.
Je quitte ma feuille du regard, interrompu par le pas lourd de deux marcheurs sur le sentier ainsi que par le cliquetis des bâtons de marche du premier. Déjà ils sont passés et gravissent la proche montée.
Il va être treize heures ; le vent est doux et chaud. Quelques oiseaux piaillent, seuls sons troublant à nouveau le calme total. Mais est-ce bien un trouble ?
À ces hauteurs le tapis vert est majoritairement parsemé des taches jaunes des boutons- d’or d’où émergent parfois de tendres petits bouquets bleutés : du myosotis. Il tranche avec le bleu très sombre des gentianes qu’on trouve plus bas se mariant au rose des rhododendrons.
Le myosotis, en allemand Vergissmeinnicht – Ne m’oublie pas. Quatre ans déjà que, par un empoisonnement médicamenteux, j’étais empêché de goûter cela et aujourd’hui, à nouveau, le bonheur ! Merci la vie.

Un salon du livre en Essonne (Montgeron) le 25 février.

affiche-montgeron

 

Ce samedi 25 février, de 10h à 18h, je serais présent au salon du livre de Montgeron,  organisé par la médiathèque du carré d’Art (2 rue des bois, Montgeron, 91 – Essonne) et proposerai mes 9 livres édités :

1 recueil de poésies, 4 novellas ou romans très courts (sentimental, sentimentalo-polar, historique ou encore biographique), 4 récits de vie sur la passion amoureuse ou l’amitié. (voir liste ici en haut à droite)

Je serai entouré de 17 autres auteurs , essentiellement « locaux » qui vous proposeront romans, poésies, essais, bandes dessinées, livres pour enfants, et seront ouverts à la discussion avec le public. Lire la suite « Un salon du livre en Essonne (Montgeron) le 25 février. »