Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Ceci n’est en rien un modèle ou exemple à suivre, mais seulement un constat.

J’ai fait éditer mes premiers livres en 2002. Comme beaucoup – et inexpérimenté de surcroît – je me suis adressé, après plusieurs refus des éditeurs classiques, à un marchand de rêves, qui au final s’est avéré être seulement un marchand et un mauvais !

J’ai récidivé en 2006, mais échaudé, cette fois avec un investissement volontaire trois fois et demi moindre, à bon escient, pour 50 exemplaires de mon deuxième livre, que j’ai pu écouler moi-même. Lire la suite « Parcours éditorial d’un auteur peu connu »

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La terre qui penche – Carole Martinez – CR de lecture

Le livre : (babelio)

Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

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Jeux de miroirs – Eugen Ovidiu Chirovici (note de lecture)

L’auteur :

E.O. Chirovici est un écrivain roumain, auteur de nombreux best-sellers dans son pays. Jeux de miroirs est son premier roman traduit en français.(France-Loisirs)

Le livre : 

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé Jeux de miroirs qui l’intrigue immédiatement. En effet, l’un des personnages n’est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Lire la suite « Jeux de miroirs – Eugen Ovidiu Chirovici (note de lecture) »

Belle du Seigneur – Albert Cohen (brève de lecture)

Résumé (babelio)

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses: ce roman n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

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Sur la plage de Chesil, Ian McEwan ( c.r. de lecture)

 

Présentation de l’éditeur

Le soir de leur mariage, Edward et Florence se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais, dans l’Angleterre de 1962, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment vite leur nuit de noces en épreuve de vérité. Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l’alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l’ambiguïté et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d’une vie.

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Le Vice-Consul (Marguerite Duras ; note de lecture)

Présentation de l’éditeur

Qui est le vice-consul de Lahore ? Pourquoi a-t-il tiré de son balcon dans la direction des jardins de Shalimar où se réfugient les lépreux et les chiens ? Quel étrange attrait exerce sur lui Anne-Marie Stretter, ambassadrice à Calcutta ? Quelle est l’histoire de cette mendiante folle qui berce la rue de ses chants ? Un roman de l’extrême misère : celle de l’Inde, mais aussi et surtout celle du coeur. Michaël Lonsdale était déjà le vice-consul dans le film India Song de Marguerite Duras. Ami et interprète fidèle de l’auteur, au théâtre comme au cinéma, il sait mieux que personne restituer toute l’intériorité et la modernité de son écriture. Son timbre de voix si sombre et si particulier sert à merveille l’énigme de ce texte.

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Nymphe-X, de Noann Lyne

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Ce livre, ce 2008, n’est actuellement plus publié et on ne pourrait éventuellement le trouver qu’en occasion. Cet avis ancien sur un premier livre ne peut donc servir qu’à titre de « renseignement » indicatif sur les débuts de l’auteur qui, depuis, semble s’être spécialisé dans le texte érotique.

Résumé :

« Nymphe-X aurait pu s’appeler « Vingt-quatre mois de la vie d’une femme »…

C’est une tranche de vie pleine d’aspérités. Christine est toute différente de sa sœur Brigitte, combative et revancharde. Elle ne peut s’empêcher de s’interroger et de douter.

Mais le doute n’est pas toujours bénéfique. Le sort nous réserve des aléas dont il faut prendre son parti, comme de la pluie ou du froid en hiver.
Au lieu de profiter des aubaines, comme sa sœur ainée l’eût fait, Christine trébuche sur les cahots, Lire la suite « Nymphe-X, de Noann Lyne »

Temps couvert…Pas de vent -récit- Odile Gapillout, ed. de la Rémanence,2014

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Le livre :

Robert perd Lucienne, son épouse, après quarante années de mariage. C’était une femme singulière : intelligente, cultivée, folle parfois, mais aimante et aimée de son mari.
Neuf mois plus tard, lors d’un voyage en Andorre, Robert rencontre une seconde Lucienne, veuve depuis dix ans, même âge, même origine que la première. Il est séduit par cette autre Lucienne…

Par petites touches, Odile Gapillout (la fille de Robert) recompose des scènes de vies familiales. Les évocations sont courtes, directes, vivantes. Elles nous plongent immédiatement dans les instants décrits. Appuyé sur des souvenirs denses, Temps couvert… pas de vent est un roman autobiographique émouvant qui nous montre combien tous ces personnages ont aimé vivre malgré la tourmente et ont été capables de faire leur route. (source : éditions de la Rémanence) Lire la suite « Temps couvert…Pas de vent -récit- Odile Gapillout, ed. de la Rémanence,2014 »

Le mystère Henri Pick (David Foenkinos) – note de lecture

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Le livre :

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs. (Source   fnac.com)

L’auteur : 

Après des études de lettres à la Sorbonne et une formation de jazz, David Foenkinos devient professeur de guitare. Il publie par ailleurs plusieurs romans, dont Inversion de l’idiotie, de l’influence de deux Polonais, prix François Mauriac 2001, Entre les oreilles (2002) et Le Potentiel érotique de ma femme (2004) chez Gallimard. L’écrivain est apprécié pour ses textes empreints de légèreté et d’humour. Également scénariste, il coécrit avec Jacques Doillon Trop (peu) d’amour et adapte pour le théâtre la pièce Messie, de Martin Sherman. Il est par ailleurs à l’origine du scénario d’une bande dessinée, premier volet d’une trilogie intitulée Pourquoi tant d’amour ?. En 2005, alors que paraît chez Flammarion En cas de bonheur, il participe à la réalisation d’un court métrage (Une Histoire de Pieds) avec son frère Stéphane avant de publier Les Cœurs autonomes en 2006 (Grasset) et Qui se souvient de David Foenkinos ? en 2007 chez Gallimard. Le livre reçoit le prix Giono. Après Nos séparations (Gallimard, 2008), Foenkinos décroche en 2010 le prix Conversation et le prix des Dunes avec son roman La Délicatesse Gallimard, 2009). La même année, les Éditions du Moteur publient Bernard tandis que Plon édite Lennon, un ouvrage dans lequel l’auteur (et fan) se met dans la peau du Beatle assassiné. Suivent en 2011 Le petit garçon qui disait toujours non (Albin Michel) et Les Souvenirs, présenté à la rentrée littéraire par Gallimard. La fin de l’année 2011 voit également arriver dans les salles françaises l’adaptation du roman La Délicatesse, avec à l’affiche Audrey Tautou et François Damiens. Un film réalisé par David Foenkinos lui-même, accompagné de son frère. En 2013, il publie chez Gallimard Je vais mieux puis Charlotte, à l’occasion de la rentrée littéraire 2014. (Source : Evene)

Ma lecture : un très , très bon livre.

Je viens même de vérifier s’il était sur la sélection Goncourt…

Si le thème pouvait certes me parler (j’écris moi-même depuis 1995, publie depuis 2002 avec à ce jour 9 livres édités par de tout petits éditeurs qui  vendent avec difficultés), ce n’est pas ce qui a principalement motivé mon engouement : j’ai été emporté par les rebondissements, l’humour, le sens de l’observation de l’humain, la densité de tout ce qui nourrit l’intrigue et l’émotion véhiculée par ce que j’appellerais   » la première fin ».

La première fin est si réussie que j’ai quand même été désarçonné par la seconde, démythifiante  : cette perfection m’en a fait perdre la vraisemblance du récit. J’ai eu l’impression que ce n’était pas possible.  Il m’a fallu du temps pour trouver une explication plausible(et encore ne suis-je pas sûr que ce soit cela… ; si ce l’était, peut-être aurait-elle pu être introduite un peu plus). Mais avant ces toutes dernières pages, quel régal ! Ne vous en privez pas !