Belle du Seigneur – Albert Cohen (brève de lecture)

Résumé (babelio)

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses: ce roman n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

Lire la suite « Belle du Seigneur – Albert Cohen (brève de lecture) »

Noire (poésie)

Silhouette of a funky female on a bright coloured abstract background
<a href= »http://fr.freepik.com/photos-vecteurs-libre/floral »>Floral de vecteur conçu par Kjpargeter – Freepik.com

 

 

Poésie tirée de « Toi-Nous », récit, publié en 2009 aux éditions Chloé des Lys (B)

voir http://www.editionschloedeslys.be/catalogue/334-toi-nous.html?search_query=colson&results=5

NOIRE

Noire ton image devant mes yeux

Noir le regard qui me sourit

Noir le cheveu, vif comme feu

Noire la vêture comme parure

Majestueuse et libre

Tu embrases mon désir

En moires noires

 

Les Mains (poème primé)

mains 2 (275x183)

Voici l’un de mes poèmes fétiches.

 

 

 

 

LES MAINS

Hiver,
Dans le train deux amants, privés, clandestins.
De suite deux mains se dévêtent, s’étreignent, puis – plus calmes – se frôlent,
L’une découvrant l’autre, appliquées, étonnées de sentir
L’arête d’un ongle ou le contour d’un doigt.
Doigts qui tous s’écartent pour jouir d’une douceur pénétrée, pénétrante ;
Une paume reçoit le friselis d’une caresse, tandis qu’elle se love contre l’autre,
Surprise d’être deux.

Et pendant que le train file,
Elles incantent, fragiles,
La permanence de l’unité,
L’ivresse du désir.

 

Écrit à la fin du siècle dernier, 🙂  , édité en 2002, réédité dans Saisons d’une passion, éditions Chloé des Lys- 2009,  ce poème en prose a obtenu le premier prix du jury du concours organisé à Ath (B) par la Bibliothèque Jean de la Fontaine , à l’occasion du printemps des poètes 2012.

Femme(s) – [poèmes]

 

femme silhouette

 

 

 

 

 

FEMMES

Je te regarde , femme, et le rêve commence,
Tu inclines la tête, mutine et moi grave et sérieux, à l’orée du mystère, sans doute l’air idiot.
Un sourire se lève aux prunelles de tes yeux et j’en reste ballot.

C’est la grâce qui affleure,
irruption de piété devant les pastels de tes fards,
mise en scène de ton insondable beauté.

FEMME

Femme, tu me fais fantasmer,
Fleur de fantasmagorie,
Fureur de florilèges d’effets.
Fixer ton faciès finement effilé fascine,
Fards affleurant en faisceaux face-informant :
Mascara finissant d’enfiévrer un regard-phare,
Ombre à paupières diffusant fil de mystère,
Brillant fièrement lèvres fines magnifiant,
Cheveux flous enflammant désir fou.
Ma folie te fait fille de foi,
Force de fuite et Fin,
Elle affûte ma faim d’infini.

 

(thème : femmes, (d’autres de mes
poèmes du genre sur atramenta.net))